[Note de l’éditrice: Les Haltes des lumières est une initiative qui encourage les gens lors de la fête de l’Halloween à ouvrir leur maison afin d’être un endroit qui accueille et favorise un esprit de communauté, de partage, d’entraide, de générosité, de joie, et de sécurité pour les familles dans les divers quartiers de la province.  Le but de cet article n’est pas de promouvoir cette fête en soi, mais de souligner cette initiative qui favorise les relations entre voisins… lors de cette fête.]

 

Ah l’Halloween.  Les maisons décorées, certaines plus jolies que d’autres. On sent que la saison apporte son lot de lourdeur; il fait noir tôt, il fait froid, on ne verra bientôt plus nos voisins se promener joyeusement dans la rue ou  trainer sur leur balcon une bière à la main.  Mais avant ça, il y a ce moment étrange où pour une fois dans l’année, c’est normal et accepté de frapper à la porte de ses voisins, et certains en profitent pour bénir leur quartier.

La naissance d’une initiative communautaire

Tout a commencé par une famille en Estrie dont la maison est devenue un pôle d’attraction les soirs d’Halloween. Les gens s’y rencontraient de façon naturelle, dans une ambiance festive. Certains formaient de petits groupes d’adultes et d’enfants costumés qui partaient à la conquête du voisinage alors que d’autres restaient sur place pour distribuer des bonbons et jaser avec les passants, offrant ainsi une halte lumineuse aux petits et grands.

En 2016, après avoir constaté les bienfaits de ces rassemblements informels, qui permettaient aux voisins d’interagir entre eux, une église a décidé de se joindre à l’initiative et à faire connaître ce qui est maintenant la Halte des Lumières. Grâce à la participation des groupes de gens de la région de Sherbrooke et Magog, douze haltes ont vu le jour dès la première année. Depuis, le modèle s’est étendu ailleurs au Québec et en Ontario, et le nombre est passé à 30 en 2019! 

Chaque halte est un point de rassemblement pour les gens du voisinage, qui s’arrêtent pour jaser, manger un hot-dog, boire un breuvage chaud ou se réchauffer au feu, selon la personnalité de chacun. L’organisation de cette soirée, qui inclut la décoration et la préparation de nourriture, peut être exigeante pour les hôtes, mais ceux-ci ne sont que trop heureux de passer du bon temps entre amis et de développer un esprit communautaire.  

Les croyants qui y participent ont ensuite l’occasion d’aller vers les gens, là où ils se trouvent et d’être simplement de bons voisins; sans autres intentions que de les accueillir et bâtir des ponts et être dans le monde sans éteindre leurs lumières.  Après tout, Dieu prend plaisir à ramener à la vie ce qui était mort. 

Chaque chrétien.ne, devant Dieu, doit sonder sa conscience par rapport à sa participation aux activités du 31 octobre.  Pour toutes sortes de raisons, certains chrétiens choisiront de ne pas prendre part à l’Halloween, ou alors d’y participer sous certaines conditions (pas de déguisements représentant le côté sombre de cette fête ou  de décorations macabres, par exemple).  Mais ceux qui ont  participé à une Halte des lumières y voient une belle opportunité d’offrir une ambiance joyeuse et chaleureuse, empreinte d’amour et de partage, qui diffère de l’esprit habituel de l’Halloween. 

Frappés par la générosité et l’ouverture des hôtes, et attirés par l’esprit communautaire inusité, de nouvelles personnes montrent un intérêt pour lancer leurs propres Haltes des Lumières dans leur quartier. Les organisateurs sont ouverts à la possibilité d’ouvrir ce moyen d’action à des gens non attachés à des communautés de foi.  Le défi est toutefois de faire respecter les règles établies et garder les valeurs sur lesquelles sont fondées les haltes.  Elles doivent rester un endroit d’accueil pour tous, donc ce n’est pas le temps ni l’espace pour faire du prosélytisme, et elles doivent  apporter de la lumière, donc les comportements et déguisements doivent être appropriés et joyeux.

Une initiative bénéfique pour tous

Les Haltes des lumières attirent les gens parce qu’elles répondent à ce besoin presque universel que chaque personne a de faire partie d’une communauté et de se sentir aimée. 

La société dans laquelle nous nous trouvons est très individualiste, et l’indépendance est célébrée.  Les occasions de se rencontrer et de fraterniser de façon spontanée se font de plus en plus rares, chacun menant sa vie et ses activités de son côté. Même un soir d’Halloween! Pourtant, les gens ont besoin les uns des autres, et les haltes représentent une oasis dans cette course aux bonbons souvent très impersonnelle. On choisit de les situer dans des endroits très passants lors de ces soirées, et chacune reçoit entre 100 et 500 visiteurs!

La joie remplace la crainte chez tous ceux qui gravitent autour des haltes: les voisins sont surpris et touchés par la générosité des hôtes et leur désir de créer une culture plus communautaire, et ces derniers sont heureux de pouvoir expliquer pourquoi ils ont tant de joie à donner et à rencontrer des inconnus ou des gens qu’ils connaissent peu. 

On bâtit des liens avec les gens qui nous entourent.  C’est le contexte que les gens ne savaient pas qu’ils avaient besoin pour être connus et aimés.

Même si le prosélytisme et l’évangélisation directe n’ont pas sa place lors des haltes, elles ont parfois servi de tremplin à des rencontres ultérieures avec des personnes curieuses par rapport à la foi et l’intégration de celle-ci dans la vie de tous les jours. Et les gens qui s’inscrivent pour offrir une halte approfondissent leur amitié grâce à cette collaboration inspirante dans un contexte décontracté.

À votre tour

Chaque «Haltes des lumières» est différente, mais elles offrent toutes un endroit où s’arrêter pour s’asseoir, se réchauffer et se reposer, un accès aux toilettes, distribuent des hot-dogs, des chocolats chauds et des bonbons, a une pancarte “halte des lumières”, et des lumières bien sûr. 

Visitez https://haltedeslumieres.com/ pour recevoir votre kit explicatif et enregistrer votre groupe à la carte des lieux participants.

 

Comment illuminerez-vous votre quartier l’automne prochain?