Au Pub Socratique, nous croyons qu’il est essentiel de développer une capacité à réfléchir de manière rigoureuse et critique dans nos communautés chrétiennes. On peut admettre que la théologie est un champ bien investi par nos milieux chrétiens, ceci dit, à quoi peut ressembler une démarche sérieuse et critique sur des sujets politiques, culturels ou sociaux ?

Cette année, nous nous proposons d’explorer certains livres québécois avec leurs auteurs et nous commençons avec celui de Michel Gagné « Thinking Critically About the Kennedy Assassination » (Réfléchir de manière critique à l’assassinat de Kennedy). Michel, chrétien de longue date, historien de formation et professeur au cégep Champlain, se présente lui-même comme un « complotiste en rémission ». Pourquoi repenser l’assassinat de Kennedy en 2022 ? Quelle importance doit-on accorder à l’examen de tels événements historiques et quelle pertinence ont-ils pour nous ? Notre auteur invité croit que ce genre de questions sont essentielles parce que le crime perpétré à l’égard d’un ancien président américain a des répercussions sur la plupart de nos vies. Elles sont essentielles aussi parce que nos croyances — surtout le processus de réflexion par lequel nous y parvenons — ont un impact majeur sur notre manière de penser et d’agir en société.

Michel Gagné est historien de formation et enseigne la pensée critique, la philosophie politique et l’éthique au Cégep Champlain. Il détient une maîtrise en histoire, un baccalauréat en sciences de l’éducation, et un baccalauréat en histoire et science politique. Michel a aussi publié des articles sur les théories du complot entre autres dans le magazine Skeptic et le journal National Post. Il est animateur, auteur, et co-créateur du podcast Paranoid Planet, une émission qui étudie les opinions populaires et d’experts sur les théories du complot et les croyances apparentées. Michel Gagné est marié, père de deux enfants, et chrétien de longue date.

Dans les dernières décennies, la musique évangélique a pris un tournant majeur dans la foulée de Hillsong Music. Ayant réussi à établir une véritable industrie de la musique chrétienne, plusieurs grands labels tels que Sony et Columbia prennent part à la diffusion de leurs chants. Cette musique fait chanter plusieurs dizaines de millions de chrétiens à travers le monde. D’un autre côté, au Québec, il existe une variété d’approches musicales qui sont à la fois portées par une tradition lointaine, des tentatives de renouvellements par les artistes locaux, mais aussi par l’influence de cette puissante industrie musicale. De quelle manière la diversité liturgique et artistique vient-elle servir l’église et servir Dieu ? Que peut-on apprendre des autres traditions chrétiennes ? Quels défis attendent les artistes québécois qui veulent voir un renouveau musical dans leurs églises ? Comment résister à la machine Hillsong tout en apprenant d’eux ?

Dans cet épisode en rediffusion qui a été enregistré en mai 2019 dans un bar montréalais, le Pub socratique a eu le privilège d’accueillir trois artistes ayant un rôle clé dans l’adoration au sein de leurs différentes églises montréalaises : Sébastien Corn de l’Église la Chapelle, Christian Frappier de l’Église du Plateau et Stephen Mullin de l’Église anglicane St-Peter’s. Leur engagement dans la quête de l’excellence artistique et la réflexion sur leur expérience dans le milieu artistique, tant chrétien que séculier, sont toujours d’actualité.

Année après année, les sujets de l’environnement, de sa préservation, et des changements climatiques occupent une part toujours plus importante du discours public. Pourtant, peu d’églises abordent ces questions, encore moins prennent position ; et celles qui le font ne sont pas toujours du même avis.

Parler d’environnement, c’est à la fois soulever des réactions alarmistes et des réponses plus discrètes dans les foyers : « il ne faut pas exagérer non plus ». Si certains y voient le besoin de changements individuels, d’autres perçoivent le besoin de grandes directives politiques afin d’enrayer les bouleversements climatiques. 

Entre la crainte d’une dictature, la deep ecology et l’usage modéré, doit-on craindre que l’écologisme se comporte comme une nouvelle religion ? Quoi faire avec de telles idées tout en préservant le mandat de l’humain de prendre soin de la création et son existence ? Si on garde une perspective alarmiste, qu’en est-il du militantisme écologique pour le chrétien ? Dans quelle mesure les chrétiens devraient-ils se sentir engagés ou non par leur foi dans ces enjeux ? Quelle est la finalité du mandat écologique chrétien ?

Dans ce dernier segment de deux épisodes, nous chercherons à approfondir la question en compagnie de Frédéric Baudin. Il est pasteur et fondateur de l’organisation écologique chrétienne A Rocha et occupe le rôle de directeur de l’association française Culture-Environnement-Médias.

Année après année, les sujets de l’environnement, de sa préservation, et des changements climatiques occupent une part toujours plus importante du discours public. Pourtant, peu d’églises abordent ces questions, encore moins prennent position et celles qui le font ne sont pas toujours du même avis.

Quels penseurs chrétiens peuvent nous aider à nous engager et développer un regard mature sur la relation entre foi et soin de la création ? Sur quels points christianisme et environnementalisme partagent-ils une même vision ? De quelles manières se distinguent-ils ? D’un point de vue biblique, comment évaluer les courants écologistes plus matérialistes ou spiritualistes ? Qu’est-ce que l’apôtre Paul nous dit sur l’ordre de la création et son Créateur ? De quoi est fait notre rôle de collaborateurs de Dieu dans la création ?

Dans ce premier épisode, nous voulons nous offrir la chance d’en discuter de manière réfléchie. En compagnie de Frédéric Baudin, pasteur et directeur de l’association française Culture-Environnement-Médias, nous abordons la question du soin de la création comme manière d’aimer Dieu et notre prochain.

Alors que la violence sexuelle et ethnique sont devenus des sujets incontournables du dialogue social avec les mouvements #metoo, Black Lives Matter et la découverte des tombes anonymes d’enfants autochtones dans des pensionnats à travers le Canada, nous avons le devoir de nous demander quelle est la place de la justice sociale dans l’église québécoise. Quel est le rôle de l’Église évangélique à cet égard ? Souvent abordée simplement en tant que débat missiologique, la question de la justice sociale mérite-t-elle son propre champ de réflexion ? À l’ère des Social Justice Warriors virtuels, cette question doit-être abordée. Autrement, nous risquons de laisser la jeune génération et aussi la génération plus âgée de chrétiens sans pistes de réflexion substantielles, ayant déjà fait le plein tous deux de la méthode « instagram » de militer.

Quelles sont les plus récentes approches en matière de justice sociale en Occident ? Qu’est-ce que ces théories permettent de dire sur les enjeux de justice sociale au Québec ? Quelles sont leurs limites au regard de notre société francophone dans « l’océan anglophone » Nord-Américain ? Dans ce troisième épisode sur la justice sociale et l’église, Wilner Cayo et Jean-Christophe Jasmin s’attaquent à la question plus large des théories libérales et universalistes ainsi que de la théorie critique dans le contexte québécois. Alors qu’une société doit chercher le bien de tous, les récents développements nous dirigent vers une réalité plurielle de nos sociétés contemporaines, ce que Wilner appelle « l’altérité du corps ».

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