Depuis le début de la saison, l’équipe du Pub s’est engagée dans une direction particulière ; comment aborder la question de l’évolution de la foi ? Elle demande de chaque croyant, au fil de sa croissance, de devenir de plus en plus responsable de développer une foi mûre, réfléchie et engagée. Que ce soit par une entrée plus tardive à travers une conversion à l’âge adulte, ou en ayant grandi dans le milieu et en faisant progressivement des choix pour le Christ, tout.es sont invités à se laisser transformer par l’Esprit. Mais sur quelles bases théologiques peut-on vivre une reconfiguration de notre foi ? Comment maturer dans la foi dans un milieu chrétien qui semble proposer un modèle « tout ou rien » ? Qu’arrive-t-il à l’ensemble de nos croyances si un élément est soudainement soumis à l’examen ? Avons-nous peur que tout s’effondre ? Et si un élément de la construction de notre foi doit être changé, doit-on détruire toute « la maison » ? 

En compagnie de Jacob Mathieu et Benjamin Gagné, David Miller, professeur en théologie à l’ETEQ et professeur associé à l’Université Laval, vient nous parler du fondationnalisme, ce système théologique derrière la culture du « tout ou rien ».

Une majorité de jeunes évangéliques, contrairement au modèle promu dans nos milieux, n’ont pas vécu la radicalité d’une conversion. Sans un « avant » clair, puisque né dans ce milieu, il devient presque impossible pour eux de savoir s’ils ont un « après » d’une conversion. « À quelle date ? Suis-je réellement sauvé ? Si Jésus revenait aujourd’hui, est-ce que je resterais ici ? Comment vraiment savoir que je suis sauvé autrement que par la multiplication des prières de conversion ? » Est-ce que les versets viennent vraiment apaiser ces tourments ? Près de cinquante ans après ledit réveil évangélique au Québec, ce modèle de conversion, qui marque un fort avant et après, semble avoir peu été remis en question. Pourtant, la génération de jeunes évangéliques nés dans ce milieu semble avoir un autre « témoignage » à raconter.

Wesley Peach discute ici avec Benjamin Gagné qui s’est penché sur la question de la conversion dans son mémoire. Ils revisitent ce modèle dominant qui crée bien des tourments chez nos jeunes encore aujourd’hui. Nous vous invitons à écouter cet entretien avec Wesley Peach à propos de son livre « Itinéraire de conversion » (révisé en 2015). Combinant la théologie pratique et les méthodes anthropologiques, ce livre nous propose une révision du fameux modèle dominant de la conversion vécu dans nos églises québécoises.

Certains chrétiens racontent un passé dans un milieu familial trouble, une révolte personnelle puis un changement de cœur radical. D’autres en parlent de manière religieuse ; de catholique assez fervent, ils découvrent le texte biblique et s’y plongent pour découvrir un sens nouveau et le besoin d’une nouvelle naissance. D’autres encore en parlent simplement, dans leur soif d’un sens à leur vie, ils se sont tournés vers le Christ à travers la conversion. N’avons-nous pas tous entendu des récits de conversion de ce genre dans nos milieux évangéliques ? Près de cinquante ans après ledit réveil évangélique au Québec, ce modèle qui marque un fort avant et après, semble avoir peu été remis en question.

La conversion est-elle toujours une révolution ? Peut-on réexaminer ces récits de conversions radicales promus par la génération du réveil ? Nous vous invitons à cet entretien avec Wesley Peach à propos de son livre « Itinéraire de conversion » (révisé en 2015). Combinant la théologie pratique et les méthodes anthropologiques, ce livre nous propose une révision d’un modèle dominant de la conversion vécue dans nos églises québécoises.

Entre la volonté de changer la forme de l’église pour l’adapter à la culture de la génération montante et celle de réformer une partie du contenu de la foi pour répondre aux questions actuelles, que faire de la déconstruction ? Si l’idée de la déconstruction a fait son chemin dans plusieurs sphères de notre culture occidentale, le milieu évangélique québécois n’en reste pas intouché. Certain.es ont démarré des pages Instagram et des balados dédiés à ce sujet. Des auteurs chrétiens, comme Alisa Childers, dénoncent l’usage de ce terme dans l’église, tandis que d’autres l’embrassent pour tenter d’en redonner un sens plus positif : déconstruire pour mieux reconstruire sur des fondements bibliques.

De quelle manière ce sujet nous rejoint-il ? Qu’entendons-nous par déconstruction ? Comment la déconstruction se distingue-t-elle du doute ou des remises en question par exemple ? Dans ce second épisode entre animatrices et animateurs, Yanie Pierre-Jérôme, Joëlle Dupont et Benjamin Gagné continuent l’exploration de cette question cruciale.

Depuis une dizaine d’années, la déconstruction fait partie de l’actualité chrétienne, mais pas seulement. L’idée de la déconstruction, originaire de la pensée du philosophe français Derrida, a fait son chemin dans le vocabulaire médiatique ; la déconstruction du patriarcat, la déconstruction des peurs, la déconstruction des genres, la déconstruction des stéréotypes, la déconstruction de l’identité québécoise et maintenant la déconstruction de la foi chrétienne. Aux États-Unis, la vague de la déconstruction évangélique frappe et semble ne pas épuiser sa force. Des personnalités connues font leurs sorties médiatiques à propos de leur déconstruction de la foi comme Rob Bell. D’autres ont démarré des pages Instagram et des balados dédiés à ce sujet. Certains auteurs chrétiens, comme Alisa Childers, dénoncent l’usage de ce terme dans l’église, tandis que d’autres l’embrassent pour tenter d’en redonner un sens plus positif : déconstruire pour mieux reconstruire sur des fondements bibliques. 

Dans cette première partie d’une discussion entre animateur-trices, Yanie Pierre-Jérôme, Joëlle Dupont et Benjamin Gagné cherchent à mettre la table. De quelle manière ce sujet nous rejoint-il ? Qu’entendons-nous par déconstruction ? Comment la déconstruction se distingue-t-elle du doute ? Des remises en question ? De la déconversion ?

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