Alors que la violence sexuelle et ethnique sont devenus des sujets incontournables du dialogue social avec les mouvements #metoo, Black Lives Matter et la découverte des tombes anonymes d’enfants autochtones dans des pensionnats à travers le Canada, nous avons le devoir de nous demander quelle est la place de la justice sociale dans l’église québécoise. Quel est le rôle de l’Église évangélique à cet égard ? Souvent abordée simplement en tant que débat missiologique, la question de la justice sociale mérite-t-elle son propre champ de réflexion ? 

À l’ère des Social Justice Warriors virtuels, cette question doit-être abordée. Autrement, nous risquons de laisser la jeune génération et aussi la génération plus âgée de chrétiens sans pistes de réflexion substantielles, ayant déjà fait le plein tous deux de la méthode « instagram » de militer.

Aujourd’hui, nous voulons faire un pas de recul et nous interroger sur la question de la justice : qu’est-ce que la justice sociale d’un point de vue biblique ? Ou encore, qu’est-ce que la justice biblique ? Comment comprendre le péché au regard de la justice biblique et de la justice sociale ? Pour aborder la réflexion sur ce sujet, nous recevons Wilner Cayo et Jean-Christophe Jasmin, deux invités ayant un regard différent, mais complémentaire, à la question de la justice sociale à la lumière de la Bible. Dans ce deuxième segment, nous plongeons dans la question de la justice sociale et des fondements théologiques qui nous ramènent à une conception biblique de la justice.

Parmi les « bruits de guerre », comment avoir l’esprit en paix ? Bien que l’espérance biblique ne perçoit pas la mort comme la finalité ultime, de sérieuses questions se posent sur la guerre du point de vue de l’éthique et de l’amour du prochain. Le 24 février dernier, le vieux fantôme de l’URSS s’agitait de nouveau et semblait vouloir revenir à la vie. L’appel au retour à la gloire passée d’un empire affaibli n’est pas sans effrayer l’Occident : la menace nucléaire plane à nouveau. La différence aujourd’hui, toutefois, c’est la dimension religieuse du conflit. Cette minisérie de deux épisodes à saveur politique nous invite à observer, comprendre et nous impliquer comme famille spirituelle au cœur de ce conflit qui déchire l’Église du Christ.

Dans ce second court épisode, Jean-Christophe Jasmin et Christel Ngnambi se penchent sur la nature religieuse du conflit russo-ukrainien. En effet, deux églises orthodoxes, l’Église ukrainienne, appelée Église orthodoxe d’Ukraine et celle de Moscou, l’Église orthodoxe ukrainienne, s’affrontent aussi dans ce conflit, revendiquant toutes deux la pleine légitimité religieuse et l’autorité finale pour trancher ou non en faveur de la Russie. Le christianisme orthodoxe entretient toutefois un rapport particulier à la terre qui ne permet pas de séparer ces églises en deux camps distincts. Partout en Russie comme en Ukraine, des centaines de voix de leaders religieux se font entendre en appelant à la fraternité de ces deux peuples et en les exhortant à vivre en tant « qu’artisans de la paix ».

Parmi les « bruits de guerre », comment avoir l’esprit en paix ? Bien que l’espérance biblique ne perçoit pas la mort comme la finalité ultime, de sérieuses questions se posent sur la guerre du point de vue de l’éthique et de l’amour du prochain. Le 24 février dernier, le vieux fantôme de l’URSS s’agitait de nouveau et semblait vouloir revenir à la vie. L’appel au retour à la gloire passée d’un empire affaibli n’est pas sans effrayer l’Occident : la menace nucléaire plane à nouveau. La différence aujourd’hui, toutefois, c’est la dimension religieuse du conflit. Cette minisérie de deux épisodes à saveur politique nous invite à observer, comprendre et nous impliquer comme famille spirituelle au cœur de ce conflit qui déchire l’Église du Christ.

Dans ce premier épisode spécial, notre animateur Jean-Christophe Jasmin, politicologue de formation, nous introduit aux visions du monde qui s’affrontent présentement en Ukraine. À ses côtés, Christel Ngnambi, collaborateur de Jean-Christophe au balado Sagesse et Mojito et politologue à son tour. Cet épisode se veut donc un exercice de discernement chrétien : comment comprendre les racines du conflit Russo-Ukrainien sans tomber dans le piège de la propagande des puissants de ce monde ?

Alors que la violence sexuelle et ethnique sont devenus des sujets incontournables du dialogue social avec les mouvements #metoo, Black Lives Matter, et la découverte des tombes anonymes d’enfants autochtones dans des pensionnats à travers le Canada, nous avons le devoir de nous demander quelle est la place de la justice sociale dans l’église québécoise. Quel est le rôle de l’église évangélique à cet égard? Abordée souvent en tant que débat missiologique, la question de la justice sociale mérite-t-elle son propre champ de réflexion? À l’ère des Social Justice Warriors virtuels, cette question doit-être abordée, au risque de laisser un vide à la jeune génération, mais aussi à la génération plus âgée qui font le plein toutes deux de la méthode “instagram” de militer. En cette semaine où nous célébrons la journée internationale des droits des femmes, nous vous proposons un épisode spécial. Nous recevons deux représentantes de Direction Chrétienne pour nous parler de Rapha Québec, un projet de recherche récemment démarré. Alors que la violence conjugale fait l’objet d’une attention particulière en raison de l’augmentation des cas d’abus pendant la pandémie, ce projet tente de comprendre l’attitude de l’Église devant cette crise. Où se trouvent les personnes survivantes de violence conjugale dans l’Église? Quelles expériences ont-elles à communiquer ? Pour en savoir plus et pour participer au sondage sur la violence conjugale dans l'Église de Rapha Québec:

Dans cet épisode, nous aborderons la question de la transformation et de la fracturation du monde évangélique nord-américain. Des changements importants sont en train de s’opérer du point de vue religieux, ce que certains comparent aux repositionnements des mouvements puritains, revivalistes et fondamentalistes au tournant du 20e siècle aux É-U. Au regard de l’article « The Six Way Fracturing of Evangelicalism », le milieu évangélique nord-américain subit un remaniement qui est ici divisé en six sous-mouvements : les néo-fondamentalistes (1), les évangéliques mainstream (2), néo-évangéliques (3), les post-évangéliques (4) et les dechurched (sortis de l’église) avec un peu de Jésus (5), et les déconvertis (6). Il semble qu’il y ait de plus en plus de difficultés pour ces groupes à communiquer entre eux. D’autre part, d’un point de vue individuel, le General Social Survey canadien de 2019 tend à pointer vers ce qu’on pourrait appeler un dé-dénominationnisme croissant : les individus tendent à s’identifier au milieu évangélique sans toutefois y participer régulièrement. Qu’est-ce que ces tendances à la fracturation et à l’affiliation sans engagement annoncent pour l’Église québécoise ? Les frontières entre dénominations sont-elles toujours aussi imperméables qu’elles l’étaient à une certaine époque ? Si oui, autour de quels enjeux ces frontières se forment-elles ? De quelle manière pouvons-nous contribuer en tant que tribu particulière à l’unité dans l’Esprit ?

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